Rencontres d'accordéons

Conservatoire de Toulouse, COMDT, MJC pont des demoiselles, Association Arpalhands & l'AMTET

Cette manifestation consacrée à l’accordéon, présente cet instrument dans sa diversité organologique (chromatiques, diatoniques...), sa diversité dans son histoire, sa diversité dans les styles et les répertoires, selon les époques et les géographies. Musiques contemporaines, jazz, musette, traditionnel, savant, populaire, oral, écrit...musiques d’ici et d’ailleurs, forro, tango, bourrée, séga...Diversité des fonctions: concerts, animations, bals.
Le but de ces quatre jours, est de faire rencontrer, dans un moment concentré, des accordéonistes divers, professionnels reconnus à Toulouse et à l’extérieur, amateurs de tous âges, élèves du conservatoire, des écoles de musiques, des associations, fabricants, accordeurs…

C’est à la demande du Conservatoire que Xavier Vidal et Grégory Daltin imaginent de rassembler toutes les facettes de l’accordéon dans un événement fédérateur. Pari réussi et qui dépasse les portes du Conservatoire. Rencontre :

Xavier Vidal : L’accordéon date du XIXe siècle et vient d’Autriche-Hongrie. Il accompagned’abord le chant dans les salons bourgeois à la manière d’un orgue puis remplace peu à peu tous les instruments. Ce
sont les Auvergnats de Paris, joueurs de cabrette de bal qui, en intégrant les accordéonistes italiens durant les années 20, l’ont imposé dans le répertoire musette. Pendant quelques décennies, le rock et ses dérivés l’ont ringardisé avant qu’il ne redevienne populaire grâce à son emploi dans ces mêmes musiques. Aujourd’hui, il symbolise le brassage à l’oeuvre entre toutes les musiques.

C’est ce que vous avez voulu démontrer en y consacrant une semaine ?

XV : Avec Grégory, nous voulions effectivement rendre compte de tous les répertoires, de toutes les fonctions et de toutes les histoires de l’instrument mais également mettre en valeur les accordéonistes
locaux. Je me suis d’abord replongé dans l’histoire des musiques populaires toulousaines. J’y ai retrouvé une vie intense autour de l’instrument depuis les années cinquante autour du quatuor Toulouse-
Accordéon et du magasin du même nom. Les musiciens s’affranchissaient des barrières. Ils faisaient des cachets dans les bals musette, participaient à des orchestres de musiques savantes, jouaient
dans les groupes de jazz, accompagnaient les chanteurs. L’effervescence musicale que nous connaissons à Toulouse ne date pas d’hier.